#Guest18 - Jean-Marc CHATAIGNER, Directeur Général Délégué de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD)

L’IRD est une de ces interfaces stratégiques. Interface entre le nord et le sud, entre les disciplines de recherche, entre chercheurs et développeurs, entre science et diplomatie, pour le bénéfice de chacun d’entre nous et des générations futures.

1 – Spécialiste des questions de développement international, de sortie de crise et du fonctionnement du système multilatéral. Vos deux derniers postes : Ambassadeur de France à Madagascar, puis Directeur général adjoint de la mondialisation, du développement et des partenariats au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Un parcours assez prononcé dans les sujets liés au développement…

Pourquoi avoir choisi cette voie, qu’est ce qui vous anime dans ces rencontres et ces problématiques ?

Le développement et l’Afrique constituent effectivement les deux fils rouges de ma carrière depuis mon recrutement au ministère de la coopération et du développement en février 1990. C’est un choix que j’ai eu la chance de pouvoir faire à la sortie de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et que je n’ai jamais regretté. Le ministère de la coopération, dont les services ont été intégrés au ministère des Affaires étrangères en 2000, a été pour moi une formidable école de formation professionnelle et d’apprentissage de la vie. J’y ai rencontré des gens extraordinaires épris de leur métier et portés par leur vocation, porteurs de très belles valeurs de solidarité et de recherche de l’intérêt collectif. Ces collègues rencontrés rue Monsieur[1] ou au fil de mes missions lorsque j’étais chargé de mission géographique pour le Niger, le Mali, la Guinée Équatoriale, la Centrafrique, le Tchad ou encore lorsque je suis parti en 1992 comme adjoint au chef de la Mission de Coopération et d’Action Culturelle en Côte d’Ivoire, m’ont transmis, et je ne peux que les en remercier, le virus de leur passion pour le développement.

J’ai pu très rapidement me rendre compte que les réalités du terrain étaient autrement plus complexes que celles décrites dans les manuels d’économie ou d’administration publique et qu’aucun programme de développement ne pouvait se construire sans l’association des partenaires locaux et l’implication des populations concernées. C’est une évidence souvent négligée par les donateurs et les bailleurs de fonds qui, pour aller vite, obtenir des résultats visibles, sont parfois tentés de vendre des projets « préfabriqués » et de vouloir reproduire à tout prix des expériences réussies dans d’autres contextes. J’ai très vite appris que le temps de l’écoute et du dialogue n’était jamais un temps gaspillé, même et surtout lorsqu’il s’agit de mettre en place des solutions qui peuvent paraître « évidentes » aux techniciens et aux spécialistes…

L’une de mes plus belles expériences durant cette période sera d’avoir été le « sherpa »[2] d’Edgar PISANI, l’ancien Ministre du Général de GAULLE, envoyé en mission de médiation au Nord Mali par François MITTERRAND, à la demande du Président de transition de l’époque, le Général Amadou TOUMANI TOURÉ, pour tenter de ramener la paix entre le Gouvernement central de Bamako et les Touaregs. Je me rappellerai toujours avec émotion les moments passés à ses côtés pour bâtir dans l’urgence un cadre de développement répondant aux besoins des populations sédentaires et nomades du Mali et accompagnant le projet d’unité nationale, le Pacte national conclu en 1992 entre le gouvernement malien et les mouvements rebelles, dont il avait été le parrain avec le Mauritanien Ahmed Baba Miské. Je continue à croire que si ce pacte avait été réellement appliqué dans toutes ses composantes (économie, institutions, sécurité, développement) le Mali n’aurait jamais connu ni l’infiltration des mouvements djihadistes importés au début des années 2000 d’Algérie, ni les crises qui se sont depuis succédées. De façon plus amusante, je me souviens également de la copieuse engueulade reçue lors de mon retour à Paris lorsque j’avais présenté à mes autorités l’un des projets phares du programme de développement rural que j’avais construit avec les partenaires. « 50 millions de Francs, vous ne croyez pas que vous coûtez un peu cher, M. Châtaigner! », m’avait fait remarquer un directeur, mécontent de voir son budget amputé par mes propositions. Du tac au tac, je lui avais répondu : « Monsieur le Directeur, vous êtes plus expérimenté que moi : vous devez donc connaître le prix de la paix ? » .

Le monde du développement a radicalement changé depuis la chute du mur de Berlin en 1989. Aujourd’hui, il y a autant de notions de développement que de pays partenaires, y compris en Afrique, où les situations sont de plus en plus contrastées avec des pays, qui comme l’Éthiopie ou le Kenya, sont en phase de pré-décollage industriel, et d’autres, la Somalie, la Centrafrique, dont les États sont littéralement effondrés.

On doit donc parler de développements au pluriel comme du sud, aussi au pluriel, avec les suds. Pays pauvres, pays en émergence, pays en développement, pays développés : les questions de solidarité et de lutte contre la pauvreté restent évidemment entières. Mais dans ce monde qui bouge, aux frontières économiques et sociales de plus en plus fluctuantes,  la Chine devient la première puissance économique mondiale devant les États-Unis, le niveau de développement humain du Chili dépasse désormais celui du Portugal, notre avenir planétaire passe par la conception de nouveaux partenariats, d’alliances inédites entre États et nouveaux acteurs des relations internationales, les ONG, les grandes fondations, voire les entreprises privées multinationales.

Nous devons faire face collectivement à des menaces globales de plus en plus prégnantes qui impliquent nécessairement des approches coopératives et non compétitives entre les acteurs impliqués. Je pense notamment au terrorisme et aux nouveaux trafics mondiaux, aux maladies émergentes comme Ebola, aux conséquences imprévisibles pour tous les pays du changement climatique.

[1]. Lieu où se trouvaient les locaux du Ministère de la Coopération jusqu’en 2008.

[2]. Terme familier utilisé en langage diplomatique pour désigner le collaborateur direct et homme de confiance d’une personnalité de haut rang, chargé de préparer ses dossiers et faciliter ses contacts.

2 – Début mars, vous venez d’être nommé à la direction de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en tant que Directeur Général délégué.

Pourquoi avoir postulé à ce poste et quelles vont être alors vos missions ? Expliquez-nous les raisons de vos prochains voyages ?

En rejoignant l’IRD - https://www.ird.fr/ - je retrouve une maison que j’avais eu l’opportunité et la chance de croiser plusieurs fois dans ma carrière. La première fois que j’ai pu travailler avec l’IRD, c’était en 1993 en Côte d’Ivoire, l’Institut portait encore le nom d’ORSTOM, avec une équipe de recherche franco-ivoirienne alors dirigée par mon ami Bernard CONTAMIN (malheureusement décédé depuis), sur la préparation des conséquences économiques et sociales de la dévaluation du Franc CFA qui se profilait. J’ai eu aussi dans les années 2000 lorsque j’étais directeur du pilotage et des relations stratégiques de l’Agence Française de Développement (AFD) la possibilité de collaborer avec des chercheurs du Centre population et développement (CEPED) de l’IRD, Benoît FERRY et Jean-Pierre GUENGANT, à la conception et à l’élaboration d’un ouvrage collectif consacré au sujet alors tabou de l’exception démographique africaine.

Je suis resté convaincu que l’on ne peut pas comprendre les difficultés de développement de nombreux pays africains sans prendre en compte ce facteur démographique. Ainsi, le Niger comptait un million d’habitants à l’indépendance, 18 millions en 2014 et pourrait atteindre 50 millions en 2050. L’ampleur des investissements à réaliser pour ne serait-ce que maintenir le niveau pourtant déjà très faible des services éducatifs et sanitaires existants est considérable ! La pression démographique se traduit par une pression foncière sans précédent sur les trop rares terres arables, les frustrations croissantes d’une jeunesse sans emploi attirée par les sirènes de la radicalisation religieuse, l’enfoncement irréversible de larges parties de la population dans des trappes à pauvreté, où le seul recours, la dernière bouée de sauvetage, reste l’aide humanitaire internationale.

A travers ces expériences et les nombreuses discussions que j’ai pu avoir tout au long de ma carrière avec les chercheurs de l’IRD, j’ai acquis la conviction que cet Institut constitue pour notre pays un instrument incontournable de connaissance scientifique et de partenariat avec les suds, également un outil efficace, mais aussi dans les faits sous-utilisé, de rayonnement de notre diplomatie scientifique. De par sa mission, son interdisciplinarité, ses valeurs partenariales, l’IRD est au cœur de toutes les problématiques globales de développement pour le nord comme pour le sud : environnement, santé, urbanisme, durabilité… Dans le monde complexe que nous connaissons aujourd’hui, interdépendant, accéléré et incertain, la connaissance et la maîtrise des interfaces sont des enjeux de tout premier plan. C’est ce qui permet de comprendre en finesse les évolutions fortes que nous connaissons pour faciliter l’innovation et nous adapter plus rapidement. L’IRD est une de ces interfaces stratégiques. Interface entre le nord et le sud, entre les disciplines de recherche, entre chercheurs et développeurs, entre science et diplomatie, pour le bénéfice de chacun d’entre nous et des générations futures.

Ma conviction la plus profonde, celle que je partage avec le nouveau Président de l’Institut, Jean-Paul MOATTI, et qui explique que je sois aujourd’hui à ses côtés, est donc que la France a plus que jamais besoin d’un IRD influent et fort au sein du paysage scientifique français pour écouter, comprendre et analyser les mutations en cours dans les suds. Ces mutations nous impliquent et nous impliqueront encore plus demain et après-demain, et nous devons aider les communautés scientifiques du Sud à se structurer pour faire face à leurs propres enjeux et réciproquement apprendre de ces mêmes communautés. Pour bâtir cet IRD d’avenir, il faut que celui-ci définisse clairement, avec toutes ses équipes scientifiques et administratives, ce qu’il est, son identité, et définisse un projet stratégique et prospectif de son positionnement autour de ses deux piliers « recherche », en synergie avec les autres établissements français de recherche, et « développement », dans ses dimensions suds au pluriel et développement durable. C’est tout le sens du projet stratégique de l’Institut que Jean-Paul et moi nous entendons aujourd’hui construire avec les agents de l’IRD, je dois vous dire que je suis impressionné par leur qualité et leur motivation, et le mettre en action avec eux et le plein soutien de nos deux ministères de tutelle, affaires étrangères et recherche.

Mes premiers déplacements dans les prochaines semaines au Burkina Faso, en Egypte, à Djibouti, me permettront je l’espère d’appréhender encore plus finement le fonctionnement de l’IRD sur le terrain et son potentiel pour la science, pour nos partenaires et pour notre pays, de continuer aussi de découvrir la réalité et l’exemplarité de ses projets de recherche. L’IRD et ce que font les chercheurs en termes de recherche, sur la base conjuguée de rigueur et d’humanisme, est passionnant. Nous devons faire en sorte de mieux le faire connaître à nos décideurs politiques, à nos élus, au grand public. Je pense que c’est une des missions, un devoir même, qui échoit aux dirigeants de l’Institut.

3 –  Auteur de nombreux ouvrages, « L’ONU dans la crise en Sierra Leone : les méandres d’une négociation », publié en 2005 aux éditions CEAN et Karthala. « États et sociétés fragiles : entre conflits, reconstruction et développement »  et « Fragilités et résilience : les nouvelles frontières de la mondialisation », parus chez Karthala en 2007 et 2014.  Quels sont les principaux messages que vous voulez faire passer ?

Le message de ces ouvrages et des nombreux articles que j’ai pu écrire sur les questions de développement, de gouvernance nationale et globale et de mondialisation, les concepts sont en fait pour moi étroitement imbriqués, me semble double.

D’une part que le développement n’est pas un concept linéaire, simple, mécanique, que les politiques de développement ne peuvent pas se réduire à des préconisations d’experts ou à des recettes technocratiques. Je ne crois pas une seule seconde au positionnement apolitique revendiqué par certains bailleurs de fonds multilatéraux au nom d’un pseudo-principe de neutralité et de non-ingérence dans les affaires des États partenaires. Lorsque la Banque Mondiale a promu dans les années 1980 des politiques de libéralisation à outrance fondées sur le fameux « consensus de Washington » ou lorsqu’à travers sa filiale, la Société Financière Internationale (SFI), classe les pays suivant leur capacité à promouvoir un bon climat des affaires à la mode anglo-saxonne, le très contestable classement « doing business », comment fermer les yeux sur les inspirations idéologiques et les intérêts mis en œuvre ?

Les problématiques de développement sont au cœur de notre avenir planétaire et de toutes nos contradictions : comment privilégier l’intérêt collectif sur la somme des intérêts individuels ? Comment assurer des arbitrages équitables de solidarité entre populations pauvres et populations riches, entre pays bien sûr mais dans les pays eux-mêmes, également entre générations ? Quels modèles de gouvernance, je mets volontairement au pluriel, pour accompagner le développement ? Quel arbitrage faire entre les principes démocratiques auxquels nous sommes tous profondément attachés et le deux poids/deux mesures qui semble si souvent caractériser l’action de la communauté internationale ?

D’autre part que le développement est vraiment aujourd’hui une question globale qui implique une réflexion transversale et sans doute la refonte des mécanismes de gouvernance mondiaux. Ce sera compliqué, car de nombreux États n’y sont pas nécessairement favorables, les États-Unis, soucieux de ne pas se voir dicter leur conduite par des organisations internationales, les puissances émergentes qui estiment que le temps de leur superpuissance est venu, d’autres encore arc-boutés sur des principes de souveraineté nationale, mais il me semble que nous ne pourrons pas nous en sortir sans concevoir un nouveau modèle multilatéral qui assure à la fois une représentation équitable de tous les États et des systèmes de décision plus efficaces que la recherche systématique, et parfois improbable, du consensus à tout prix. Il faut impérativement faire rimer mondialisation avec régulation !

4 – Le monde connecté est-il une avancée pour l’humanité et quel constat en faites-vous dans votre domaine et comment aimeriez vous voir le monde de demain ?

Le monde connecté est une fabuleuse opportunité : il permet aujourd’hui des relations instantanées entre des mondes qui n’auraient jamais pu se croiser sinon et qui peuvent désormais quotidiennement dialoguer à des milliers de kilomètres de distance ; il permet à des peuples, à l’instar de la révolution Iwili au Burkina Faso, de prendre conscience de leurs droits et de se lever pour défendre leurs libertés ; il permet à des paysans africains de connaître les cours nationaux, voire mondiaux, de leur production et de vendre au meilleur prix ; il permet à moindre coût des formations scolaires et universitaires à distance, voire de l’assistance à des opérations médicales…

Mais comme toute avancée technologique, cette opportunité peut aussi être détournée à de mauvaises fins, des défoulements racistes et xénophobes facilités par l’anonymat sur les réseaux sociaux, la promotion d’idéologies totalitaires comme le djihadisme ou l’expression de nationalismes dévoyés.

À l’image du monde réel, Internet est un immense champ de compétition et de concurrence entre des valeurs opposées, où il est parfois difficile d’évaluer la crédibilité de toutes les informations mises sur le marché.

J’ajouterai que l’immédiateté de l’information que le monde connecté rend aussi possible ne facilite pas toujours la distance critique indispensable par rapport aux événements. Un monde uniquement dicté par les émotions, qui sont par nature fugaces, éphémères, parfois passionnelles dans le mauvais sens du terme, peut devenir un monde sans raison...

5 – Quelles sont les décisions que vous aimeriez voir à l’issue de cette COP21 et êtes-vous un citoyen engagé sur le plan environnemental ?

Je souhaiterais évidemment en premier lieu que la conférence Paris Climat 2015 soit l’occasion de reconstruire le consensus d’action, perdu lors de la conférence de Copenhague, de tous les États pour prendre les mesures nécessaires à la limitation de la hausse du réchauffement climatique à moins de 2 degrés d’ici à la fin du siècle.

Les intérêts nationaux peuvent être divergents, ils ne peuvent sans doute pas être tous instantanément résolus, mais il est crucial que la conférence Paris Climat, comme l’a dit le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent FABIUS, constitue un véritable point de départ pour la projection de cette ambition collective. Avec des points réguliers de rendez-vous pour maintenir la pression sur les engagements que prendront les États.

Cette conférence peut aussi être l’occasion privilégiée de replacer l’Afrique, continent souvent oublié et négligé des négociations climatiques, dans les priorités internationales d’action. Il s’agit notamment de réconcilier les agendas développement de court terme et climat de moyen terme, en appuyant la conception de programmes d’adaptation qui bénéficient économiquement et socialement aux populations, qui permettent également une meilleure résilience des zones qui seront affectées par les événements climatiques extrêmes. Il s’agit également de faire profiter l’Afrique de toutes les innovations technologiques qui lui permettent d’accéder à une énergie propre et peu coûteuse (solaire, éolien, hydraulique), sans laquelle aucun décollage économique, ni développement durable ultérieur, n’est possible.

Sur un plan personnel, je considère que la préservation de notre environnement ou tout au moins sa gestion raisonnée est impérative. Nous ne pouvons pas continuer à gaspiller inconsidérément notre patrimoine terrestre. En détruisant le monde du vivant, l’homme se détruit lui-même.

6 - Une rencontre bouleversante ?

Mon poste d’Ambassadeur à Madagascar m’a permis de rencontrer des personnalités d’une  générosité étonnante qui ont souvent tout abandonné pour se consacrer au bien des autres, qui ont fait de la solidarité le sens de toute leur vie. Parmi toutes celles-ci, il est évidemment difficile d’en distinguer une plus qu’une autre.

Je ferai peut être une mention particulière, en raison de sa modestie et de son humilité, pour un frère alsacien, le Frère Claude à Fianarantsoa, qui a fondé une ONG, Vozama - http://www.vozama.org/ - permettant la pré-scolarisation de plusieurs milliers d’enfants dans des classes maternelles, leur assurant l’accès ultérieur à l’école publique malgache, favorisant leur suivi alimentaire et sanitaire, leur accès à l’eau potable.

Ce qui m’a frappé chez le Frère Claude, c’est un mélange singulier de bonhommie, de dévouement, de douceur, d’affabilité, d’écoute des autres, mais aussi d’énergie positive, d’humour, une capacité inébranlable à déplacer les murs bureaucratiques et administratifs, à faire bouger les choses dans l’intérêt de « sa marmaille », les enfants que son association prend en charge. En dehors de toute considération religieuse, je suis un laïc convaincu, Frère Claude représente pour moi de très belles valeurs d’humanité, de prise en compte de l’autre, de transmission des savoirs d’une génération à une autre : le fait qu’il ne se prenne pas totalement au sérieux, et encore moins pour un saint ou un super-héros, me semble aussi quelque part profondément rassurant…

7 – Un dernier mot sur l’initiative de ce blog ?

Dans notre monde où la violence, y compris verbale, fait souvent office de référence, où les invectives et les insultes prennent souvent le pas sur la raison et le dialogue, où les démagogues et les extrémistes se repaissent de la misère des autres pour faire le lit de leur propagande, je ne peux que vous dire deux mots : bravo et continuez ! Vous êtes l’exemple que nous pouvons tous contribuer à changer positivement les choses !