#Event3 - Festival International Aventure et Découverte de Val d'Isère 2015

Le Festival Aventure et Découverte qui s’est tenu à Val d’Isère du 20 au 23 avril 2015 vient de récompenser cinq films parmi les onze sélectionnés. Semaine riche en émotions et découvertes grâce à des immersions à couper le souffle aux quatre coins de la planète, amateurs et professionnels en ont pris plein les yeux !

Je suis allée rencontrer le président du jury de cette 19ème édition Antoine de MAXIMY repéré de loin avec sa culte chemise rouge et le présentateur Laurent BIGNOLAS toujours souriant et à l’écoute de l’autre.

Cette année encore caméras embarquées et parfois même cachées nous ont invité à voyager hors des sentiers battus. Glaciers, océans, forêts et zones urbaines ont été mis à l’honneur durant ces quatre jours de compétition !

Les lauréats de cette 19ème édition :

Le Prix Ushuaïa TV - Officielle est décerné au film EN ATTENDANT LES ÉLÉPHANTS de Jérôme BOUVIER!

Le Prix Espoir CMC est décerné au film GOLD OF BENGAL de Corentin de CHATELPERRON!

Le Prix Alain ESTEVE est décerné au film URBAN ESCAPE de David De RUEDA !

Le Grand Prix du Public est décerné au film SOLIDREAM de Brian MATHÉ, Morgan MONCHAUD et Siphay VERA !

Le Grand Prix du Festival est décerné au film KABOUL CINEMA PARADISO de Louis MEUNIER !

Antoine de MAXIMY

Ce sont des cinéastes qui se sont très fortement investis, ils ont à la fois mouillé leur chemise et leur porte-monnaie, je trouve ça remarquable !

Antoine est un solitaire et un touche à tout ! Aussi à l’aise dans un hôtel 5 étoiles que chez l’habitant à dormir à même le sol, il est un voyageur tout terrain ! Depuis plus d’une dizaine d’année vous suivez ses aventures sur France 5 avec son émission «  J’irai Dormir Chez Vous » dans lequel il nous invite à partager ses galères et découvertes aux quatre coins du globe. Il vient de présider le 19ème Festival Aventure & Découverte de Val d’Isère du 20 au 23 Avril. Rencontre avec un président serein, drôle et pas prise de tête !

Antoine tout d’abord j’aimerais savoir où vous avez dormi durant le festival?

J’ai dormi dans un hôtel 5 étoiles qui s’appelle Le Blizzard. Quand tu arrives dans ta chambre la lumière est allumée, tu as un petit nougat posé sur ton lit qui est entrouvert pour que tu te couches plus facilement. C'est le luxe, mais moi j’aime les contrastes !

C’est ce que j’allais te dire, ça te change un peu ?

Oui, j’alterne entre dormir par terre et rejoindre Morphée dans un palace ! C’est comme ça chez moi, je vis dans ce contraste aussi ! J’ai un lit confortable dans un intérieur complètement…désordonné ! Quand les gens viennent pour la première fois chez moi ils regardent partout autour d’eux et systématiquement me demandent si je viens d’emménager ! Cela fait vingt cinq ans que j’ai pris mes quartiers ! Disons que la décoration n’est pas tout à fait aboutie, il y a des ampoules nues, il n’y a pas de rideau… Chez moi c’est brut et grand, c’est agréable et il n'y a que des meubles de récupération, sauf mon lit !

Tu as parcouru une centaine de pays en voyageant dans les moindres recoins, cela fait dix ans que tu es un voyageur solitaire que je qualifierai de « culotté » avec ton émission « J’irai dormir chez vous » sur France 5. Qu’est ce qui t’émeut le plus dans tous les paysages que tu as pu côtoyer ?

Je crois que ce sont les moments ou les lumières qui m’ont marqué plus qu’une catégorie de paysages. Ça dépend aussi de mes pensées du moment et de ce que j’ai fait pour arriver à cet endroit, mais ce sont surtout les lumières qui me touchent! Un paysage anodin peut devenir subitement éblouissant et à l’inverse un paysage magnifique peut être terne si la lumière est mauvaise. Il y a des lumières qui te bousillent les images. Je n'aime pas les ciels blancs et lumineux qui écrasent tout, et sous lesquelles le paysage semble sombre. C'est souvent très dur à filmer.

Attention à ne pas confondre la luminosité qui est la quantité de lumière et la lumière qui est la qualité. En Islande par exemple, et dans les pays nordiques, il y a de fantastiques lumières !

Un pays qui vous a particulièrement bouleversé ?

Je suis embêté car je vais répondre un peu la même chose, c’est une question de moment pour moi. Je ne sais jamais quoi répondre quand on me demande le pays que j’ai préféré. Je vis de bons moments et d'autres moins bons à chacun de mes voyages. Il ne faut pas oublier c’est qu’un très bon moment est en général en balance avec un moment nettement moins bon. C’est le contraste encore une fois.

Par exemple quand on va dans les îles à la recherche de la fameuse image de carte postale avec le sable blanc, le soleil et la mer bleu turquoise, à la longue on s’en lasse ! Au début c’est fabuleux car tu pars de chez toi où il fait mauvais, tu quittes les trottoirs gris, les crottes de chiens partout, une spécialité française je tiens à le souligner, etc. Et tu arrives dans une carte postale loin de notre routine. Mais tous les jours le même paysage devient vite chiant selon moi. Ce qui est génial avec un pays comme la France c’est justement le fait que ce soit un pays tempéré avec ses saisons marquées, le printemps après l’hiver par exemple ça n’a pas de prix… C’est ça qui me plaît !

Qu’est ce que ça te fait de présider le jury de ce festival ?

Je ne me sens pas plus président que les autres. Pour moi, la seule différence entre le président et les jurés, c'est que sa voix l'emporte si le jury n'arrive pas à se départager. Mais là on était trois, Guillaume NERY n’ayant pu venir, donc je n'avais pas plus de pouvoir que les autres. D'ailleurs avec les jurés, nous sommes vite tombés d’accord, on était sur la même longueur d’onde. Il y a eu une bonne cohésion avec Manuel HERRERO et Ophélie DAVID. Ophélie n’est pas une professionnelle de l’audiovisuel et elle a eu le même ressenti que Manuel et moi sur les films…

Qu’est ce que tu retiens de ces 11 films en compétition, de  l’énergie de tous ces cinéastes ?

Beaucoup de cinéastes se sont énormément investis dans leur film dans la mesure où ils ont produit eux-mêmes, parfois sans diffuseur, la réalisation a été faite avec les moyens du bord et ils ont passé du temps pour concrétiser leurs expéditions, certaines ont duré trois ans par exemple avec le film Solidream - http://solidream.net/.

Ce sont des cinéastes qui se sont très fortement investis, ils ont à la fois mouillé leur chemise et leur porte-monnaie, je trouve ça remarquable !

Trois qualificatifs de ce festival ?

La volonté de partir et d’aller jusqu’au bout, l’investissement à tous niveaux qu’il soit financier et physique et l’optimisme car la plupart ont déjà en tête leurs futurs projets.

Avoir une vision au delà de son projet actuel c’est ça toute la difficulté dans n’importe quel domaine d’ailleurs!  Quand on s’investit sur un projet qui prend du temps et que celui-ci est terminé et malgré le fait que l’on soit encore porté par la vague de la promotion, il est dur de repartir de suite. Je me souviens de m’être senti vidé quand j’ai sorti mon premier documentaire. C'était un film sur Chomo, un sculpteur incroyable. Je l’avais produit et je m’étais vraiment battu parce que personne ne me faisait confiance… Après ce vide ressenti, j’ai compris qu’il fallait tout de suite, voire même pendant que tu es en train de faire ton film, anticiper la suite en lançant le prochain !

Qu’est ce que tu aimerais dire à tous ces cinéastes à l’issue de ce festival ?

Je ne pense pas qu’un discours commun soit le plus adéquat, il y a des cinéastes qui ont déjà plusieurs réalisations à leur actif donc plus confirmés que ceux qui en sont à leur premier film. Je ne leur ferai donc pas le même discours. Généralement ce sont des personnes qui n’ont encore rien fait qui me sollicitent pour avoir des conseils, je ne suis pas vraiment habitué à tenir un discours général.

En revanche ce que je pourrai dire dans certain cas c’est qu’il faut faire un travail plus approfondi notamment sur la construction du film car parfois l’histoire est trop décousue et on ne comprends pas vraiment où ils veulent emmener le spectateur. Clairement, dans ce cas il faudrait leur dire de bien repenser leurs enjeux afin de mieux nous guider dans cette invitation au voyage et à la découverte. 

Pour être honnête je suis une personne qui n’aime pas les réponses globales, je pense qu’il y a des cas particulier à chaque fois. Certes pour le code de la route il y a des règles globales à suivre néanmoins je ne suis pas partisan de ce genre de discussion. J’aime bien discuter au cas par cas et donner mon avis mais je n’ai pas la science infuse non plus !

En ski tu es plutôt pistes vertes, rouges, bleues, ou noires ?

Plutôt pistes bleues ! Tout d’abord parce que ça fait longtemps que je n’ai pas skié mais aussi pour une raison très simple, je n’ai pas envie de me défoncer la couenne ! Avant, bien sûr j’allais sur les pistes noires avec un style qui m’est propre, assez mode « 2CV », un pro du chasse-neige ! Je suis un skieur très moyen, je skie à mon rythme... mais je préfère tout de même les pistes bleues et vertes car elle permettent d’avancer et à la fois regarder le paysage. C'est beaucoup moins fatiguant que de filer à toute allure, concentré sur ce qui se passe devant. Skier pépère, les jambes tendues ça me convient parfaitement ! Quand je skie avec des amis j’arrive à suivre mais quand je suis seul je ne cherche pas la difficulté, je cherche à me promener tout simplement.

C’est comme avec les jeux vidéos, mon but n’est pas de zigouiller tout les méchants mais de me balader. Je visite l’univers dans lequel je suis. Je me rappelle avoir joué avec un simulateur de vol, j’en avais rien à faire de remplir ma mission de pilote, je me contentais de me promener en regardant les paysages. J’explorais, ça j’adore !

Tu es carrément un explorateur 2.0 !

Oui, et dans tous les domaines ! Par exemple quand je vais au restaurant j’aime prendre ce que je ne connais pas car tu en as vite marre de manger tout le temps la même chose. À l’étranger par exemple, j’abomine la salade César qu'on trouve sur toutes les cartes. Aucune originalité ! Donc dès que je remarque un plat que je ne connais pas, je le prends immédiatement et tant pis si je n’aime pas ! Il peut même m’arriver de commander une nouvelle fois un plat que je n’ai pas aimé car je ne me souviens pas l'avoir déjà goûté. J’oublie beaucoup de choses, mais bon, je suis comme ça!

Laurent BIGNOLAS

Je crois que nous sommes en train d’arriver non pas à une uniformisation des alertes sur la planète mais de façon générale il y a une prise de parole beaucoup plus directe sans peur de dénoncer, un peu comme ces jeunes réalisateurs.

Laurent BIGNOLAS est un fidèle du service public, depuis plus de trente ans il présente entre autres les JT, le 19/20 et « Faut pas rêver » sur France 3. Désormais sur France Ô il est à la tête des émissions « Les Aventuriers d’Explô » et « Ô bout du monde ». La sympathie et le sourire au coin des lèvres sont les marques de fabrique de Laurent et l’exploration est ancrée dans son ADN.

Il vient de présenter cette 19ème édition du festival. Rencontre avec ce voyageur philanthrope et optimiste sur la relève de cette nouvelle génération d’explorateurs !

Laurent qu’est ce qui t’anime dans tes voyages, ce sont les rencontres, les chocs culturels?

Ce qui me fait vibrer c’est l’autre, c’est la passion de l’autre et du plus loin. Récemment je me suis rendu compte qu’à force de voyager et d’explorer sans cesse l’ailleurs c’est quelque chose que je n’aurai jamais osés prétendre faire plus jeune. Aujourd’hui je suis content d’avoir franchi le pas en surpassant cette crainte! Survoler toutes ces frontières me semblait inenvisageable, c’était un rêve très enfoui, je voyais les autres plus légitimes que moi… J’étais d’une nature finalement assez pudique, je ne voulais pas déranger. C’est donc pourquoi j’y suis allé assez tardivement.

Puis in fine je me suis vite rendu compte que la Terre était assez petite, que l’on pouvait passer d’un point à un autre assez rapidement ! Avant j’avais la vision de la Terre de la taille de l’univers, aujourd’hui tout est faisable ! Autant ma vision de notre planète s’est rapetissée et autant mon jardin intérieur s’est complètement agrandi et enrichi ! Je me sens à l’aise partout sur Terre! Et lorsque je vois les films de la sélection par exemple, je passe mon temps à sourire car je me rends compte qu’il y a des endroits où je suis déjà passé ou à côté…

Je ne suis pas tellement un adepte des photos ou d’archives d’images, en revanche j’ai une bonne mémoire et c’est quand je regarde un sujet, un film ou un reportage que ça rallume en moi une petite lumière qui me fait souvenir des moments lors de mes voyages. Je m’en rends compte qu’en réalité je me suis vraiment enrichi en allant toujours un peu plus loin en rencontrant chaque jour une personne de plus…

Parmi les 11 films en compétition, qu’est-ce qui ressort de tous ces cinéastes explorateurs?

Tout d’abord je trouve qu’il y a une fraîcheur intacte chaque année et certains ont acquis de la maturité !

Je remarque souvent que lorsqu’on est sur les premières expériences de film on est beaucoup plus dans le thème, le message est beaucoup plus direct et sincère. Il y a moins de stratégie d’écriture, de messages à faire passer… On va immédiatement dans le sujet : Je découvre, je parle aventure, je rencontre, je partage!

Après il y a une histoire de construction. On se rend compte que dès que nous avons des gens plus aguerris, la construction commence à se réaliser différemment avec des arrière-pensées, parfois avec un peu moins de sincérité...

Sinon grâce à tous ces films on se rend compte qu’il y a encore plein d’endroits à explorer, des gens à découvrir avec des messages qui se ressemblent de plus en plus. Ce n’est pas anodin car ce sont des messages qui rassemblent. Je crois que nous sommes en train d’arriver non pas à une uniformisation des alertes sur la planète mais de façon générale il y a une prise de parole beaucoup plus directe sans peur de dénoncer, un peu comme ces jeunes réalisateurs. Certes, certains messages peuvent passer comme des messages à l’eau de rose en disant qu’il faut partager, s’occuper des uns et des autres, qu’il faut aider les malheureux… Ça peut paraître simpliste mais je trouve cette démarche touchante et celle-ci prend une tournure mondiale car ces messages de sensibilisation viennent des quatre coins du monde, les gens osent prendre la parole alors qu’avant les gens se cachaient, ils avaient plus de pudeur.

Si tu devais résumer cette dynamique de ce 19ème festival en trois qualificatifs?

Eclectisme, « no limit » et partage.

Où se cache ta sensibilité, dans les montagnes, les déserts, les forêts, les océans ?

Elle est partout mais particulièrement sur un bateau avec du vent et un mer déchainée.

Je suis avant tout un homme de tempête qu’elle soit de mer ou de sable, mais il est vrai que j’ai un penchant pour la mer. J’aime cependant me retrouver en plein coeur d’une forêt, derrière une dune dans le désert, je m’y sens bien à chaque fois. Je n’ai jamais souffert d’angoisse quelque soit les milieux plus ou moins naturels comme le milieu urbain qu’il ne faut pas oublier.

D’ailleurs cette année il a acquis ses lettres de noblesse dans le festival puisqu’il y a deux films consacrés à l’aventure et à la découverte en milieu urbain qui faisaient parti de la sélection et ils ont en plus tous deux été récompensé !

Le film Urban Escape David De RUEDA http://www.urbanescape.fr/ vient de remporter le prix Alain ESTEVE et le Grand Prix du Festival, l’Aigle d’Or de l’Aventure a été décerné au film Kaboul Cinema Paradiso http://www.kabullywood.com/ le making-off de la fiction « Kabullywood » prochainement sur les écrans de Louis MEUNIER!

Selon moi, la ville fait partie des territoires à aller explorer et je trouve ça judicieux que ce genre de film soit sélectionné et primé!

Et ton petit coup de cœur ?

Je connais bien le travail de Louis MEUNIER, il nous a emmené en Afghanistan dans les montagnes et vallées de ce pays lointain malheureusement meurtri…

Il m’a beaucoup touché en me transportant sur ces territoires où il a eu la chance d’aller ou plus justement la volonté d’aller pour nous la montrer et nous faire découvrir.

Dans son film il nous emmène carrément dans une capitale où plus personne n’ose mettre les pieds et où il nous plonge dans son quotidien avec des afghans avec lequel il partage leur quotidien sur une mission culturelle. De plus, ses camarades et lui n’hésitent pas à se mettre en danger pour défendre leur projet !

Cette année Kaboul Cinema Paradiso c’est mon film coup de cœur, d’autant plus que Louis est un cinéaste qui fait preuve de beaucoup d’humilité et de modestie avec la particularité de faire passer des messages très forts.

Puis il y a le jeune Corentin de CHATELPERRON dont j’attendais avec impatience de découvrir son film Gold of Bengal http://goldofbengal.com/. Je dis jeune sans être péjoratif, au contraire, il fait parti d’une génération qui me rassure ! Je me dis qu’en sortant d’école d’ingénieur, ses camarades et lui ont envie de bosser tout en créant un nouveau monde ! Son message est relaté avec douceur sans mépriser les générations d’avant ce qui justement me redonne confiance pour la relève et je trouve cela vraiment formidable!

Donc à l’issue de ce festival, tu peux dire que tu es rassuré sur la relève ?

Depuis quelques années déjà cette confiance revient, sans aucun doute, je suis vraiment rassuré ! Grâce à ces nouvelles générations le monde ira de mieux en mieux. Les gens n’ont plus peur de dire des choses simples, de se livrer et d’être sincère.

Grâce à cette communication plus libre, on va avancer plus vite qu’on a pu le faire en termes de nouvelles technologies sur le dernier siècle !

Sur les pistes, tu es plutôt vertes, rouges, bleues ou noires ?

Je disais récemment à mon patron que j’ai passé l’âge pour l’aventure extrême, il y a une autre génération qui est faite pour ça. Pour te répondre, je suis plutôt pistes bleues et rouges. J’aime ce côté mixé entre la détente et l’effort mais sans trop forcer. Quand on peut passer avec 12/20, pourquoi faire un effort pour avoir 19,5/20 ? Tout au long de ma vie, ça été ma philosophie stupide, mais je ne vois pas pourquoi je changerais et serais différent dans le loisir. Il faut garder des forces quand le noir se présente, qu’il y urgence et qu’on a pas le choix ! Dans mon quotidien donc c’est plutôt du moyen faible avec intensité !